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 | Pause. Je cherche juste le bouton pause. | Lily

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Steven Wright
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MessageSujet: | Pause. Je cherche juste le bouton pause. | Lily   Jeu 22 Déc - 1:08



    S'il vous plait, arrêtez de tourner autour de moi. Arrêtez de vous presser sur le pas de ma porte, pour je ne sais quelle raison farfelue. Arrêtez, arrêtez par pitié. Partez.

    Ah. Si seulement les gens s'arrêtaient un peu de vivre, parfois. Il semblait que c'était la seule façon d'empêcher le bruit et l'agitation d'exister. Si seulement les gens se taisaient un peu. Se mettaient à écouter plutôt qu'à brailler. Mais non. Non, il fallait toujours qu'ils parlent, fassent des grands gestes comme pour effrayer je ne sais quel insecte persistant. Que les gens viennent vous emmerder avec leurs vies inintéressantes, qu'ils sonnent à votre porte pour vous vendre tapis ou aspirateur à l'image de la perfection. Vous aviez beau dire stop, il y avait toujours, toujours quelqu'un pour venir vous déranger. Pas moyen de fermer la porte, celle qui permettrait uniquement à votre personne d'être dans une pièce. Pas moyen de trouver le verrou, la clé de la tranquillité. Oh !, la vie de Steven n'était pas si mouvementée que ça, si on exceptait bien sûr le fait qu'il partageait son être avec une partie animale de lui-même, et que des cauchemars récurrents l'empêchaient souvent de fermer l'oeil. Mais le simple bruit à répétition du voisin écoutant des inepties à la télé, du voisin du dessus trainant les pieds dans ses chaussons bon marché, des vendeurs de glace du coin qui arrivaient en agitant une sonnette dont le bruit ne pouvait être qualifié que de crécelle. Alors parfois -fait étonnant, il fallait décompresser un peu, relaxation impossible dans l'appartement étroit qu'il partageait avec un mulot. Un mulot, ça prend pas beaucoup de place, malheureusement ça n'est pas mulot tout le temps. Et puis, de toute façon, il avait envie de sortir. D'aller ailleurs -loin ? Non, pas besoin. Mais ailleurs. Un endroit, pas forcément grand, mais avec du vert, du ciel, des arbres, des trucs vivants mais silencieux pour la plupart.

    Greenberg Park, naturellement. Silencieux ? Peut être pas, il y avait souvent un fond musical. Mais, justement, ce fond était rarement mauvais, et venait même parfois de lui. Petit, mais intéressant, il était simple de s'y poser et de s'y oublier, regardant filer les nuages, ou toute autre chose y ressemblant, dans le ciel. Mais sortie demandait préparation. En effet, il préférait toujours garder un sac rempli de choses, au cas où. Au cas où quoi ? Au cas où n'importe quoi. Une attaque, une transformation subite et incontrôlée, une explosion, un retard, une cuite, n'importe quoi, il préférait avec un sac sur lui avec de quoi survivre. Au cas où. Après tout, ce n'était pas comme s'il allait au parc, n'est-ce pas ?

    Paranoïaque, n'est-ce pas ?

    Enfin, faut le comprendre. C'est pas vous qui, chaque matin, vous réveillez avec la peur au ventre, celle de mourir, ou d'avoir mal. De qui, de quoi ? Peu importe, il ne sait pas, il ne sait plus. Mais cette peur est bien présente. Celle qui hante vos cauchemars les plus fous. Vous n'en savez pas la raison -vous n'en saurez peut être jamais. Mais cette peur est là et ne vous lâche pas jusqu'à ce que le jour se lève -qu'il soit six heures ou deux heures du matin. Vous n'avez jamais eu peur ? Alors vous êtes un menteur. Vous avez forcément déjà eu peur dans votre vie : quand vous avez dévalé les escaliers un peu plus rapidement que de coutume, quand vous aviez fait une connerie, à la vue de votre parent en colère, les situations sont multiples. Mais peut être n'avez vous jamais eu peur de mourir à force de violences, eu peur de mourir de peur.

    Mais. Revenons à notre clampin boiteux (je déconne, à défaut d'avoir toute sa tête il a toute ses jambes -et entières attention). Ce dernier attrape un sac (déjà prêt. Quelle organisation !) à dos, prend une clé, et sort, tout simplement, abandonnant l'appart' comme s'il abandonnait une vieille peau qui jamais ne vous lâche mais pourtant souvent vous dégoute. Une peau un peu chiante, mais qu'on est sûr de retrouver à son retour. Il se dirige d'un pas rapide vers le petit parc de Greenberg, jetant de fréquents coups d'oeil aux alentours.

    Il lui semblait juste avoir oublié quelque chose.

    Tant pis.


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Lyle Nashton
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Animal : Mulot .


MessageSujet: Re: | Pause. Je cherche juste le bouton pause. | Lily   Jeu 22 Déc - 2:25

J'suis sensée me lever suuuper tôt pour aller à Paris demain, et j'me couche suuuper tard pour te répondre . J'espère que t'es fière de toi :face: ( je sens qu'il manque un truc fondamental ici d'ailleurs ... )

En un sens, il avait toujours été un peu perdu . Ce nouvel état des choses, post-université, ne faisait qu'ajouter à une habitude déjà bien ancrée, un fait établi depuis des lustres . Lyle était un boulet maniéré, intégré et camouflé, mais un boulet néanmoins .

Il n'aimait pas beaucoup la foule . Ce n'était pas vraiment de l'ochlophobie ... Ce n'était pas tant les gens en eux-mêmes qui le dérangeaient . Ils étaient, après tout, inoffensifs ... Le gros problème, c'est qu'il n'avait pas encore réussi à convaincre sa cervelle de ce fait pourtant avéré . Sa cervelle . La Voix . Le Mulot . C'était du pareil au même . Après tout, ils en étaient venus à avoir peur tous les deux . Les gens ne posaient pas de problèmes . Les problèmes, il les inventait tout seul . Il suffisait d'un détail, anodin sous tout abord, pour que la matière grise se mette à tourner, l'esprit à cogiter, et que son imagination ne lui prodigue mille scénarios plus déstabilisants les uns que les autres . Il voyait le mal partout et commençait à paniquer . Le Mulot se réveillait, évaluait la situation, et comme tout rongeur qui se respecte, commençait également à s'affoler . La tension montait, son rythme cardiaque s'accélérait, il sentait la peur paralyser ses sens et prendre possession de son corps, et il était perdu . L'objet le plus anodin, la chose la plus banale du monde ... Il lui était déjà arrivé de s'enfuir face à un lapin ... Ce qui était bien sûr parfaitement justifié : vous auriez vu ces canines ! Des dents longues et acérées, tout particulièrement sur le devant, des attributs de prédateur prêt à découper tout ce qui avait le malheur de tomber entre ses pattes touffues . Il ne valait mieux ne pas prendre le moindre risque ... Oui, sa réaction avait été tout à fait rationnelle . Qui sait ce que le lapereau aurait pu faire subir à un pauvre mulot coincé dans le même clapier que lui ? Derrière le paisible herbivore se cachait sans doute un carnivore vorace, c'était bien connu .

Il n'aimait pas la foule, mais avait pourtant décidé de sortir ce jour-là, alors qu'il ne faisait pas spécialement moche, et que le week-end était pas encore terminé . Pour tout dire ... C'était assez bête en fait . Son colocataire avait sans doute dû se faire la malle à un moment où un autre de la journée : plongé dans un bouquin, Lyle avait mis très longtemps avant de s'apercevoir de l'absence du géant . Au départ, placé devant le fait avéré, il n'avait pas réagit plus que ça . Chacun faisait ce que bon lui semblait après tout, et il fonctionnait de toutes façons mieux quand laissé seul . Une heure, peut-être deux, avaient ainsi passées, le laissant ainsi vaquer à ses occupations sans rien demander à personne, puis il avait commencé à prendre conscience de la dégaine de l'appartement . À première vue, les nombreux tuyaux qui composaient le radiateur fixé en dessous de la fenêtre semblaient parfaitement inoffensifs, mais était-ce vraiment le cas ? On était jamais trop prudents après tout . Qui sait ce qui aurait pu s'y dissimuler ? Il aurait très bien vu, par exemple, une colonie de pythons prendre son radiateur comme logis . Ils se seraient sans doute très bien sentis à l'intérieur, bien au chaud, dans des tuyaux adoptant si parfaitement la forme de leur corps ... Et le radiateur en lui-même ! Était-il réellement fiable ? Quand donc avait-il été contrôlé pour la dernière fois ? Grands Dieux, il ne s'en souvenait pas ! Bien sûr, comme tellement d'autres choses, la vérification avait très bien pu se produire avant, et tomber dans les tréfonds de sa mémoire, inaccessible et oublié . Mais quelle confirmation avait-il que c'était bien le cas ? Sait-on jamais ... Le radiateur était peut-être mal réglé ? Qu'est-ce qui l'empêchait de lui exploser à la figure, ici et maintenant ? Pas rassuré pour le moins, Lyle fit une tentative d'approche, lentement, avec milles précautions, comme s'il se trouvait en face d'un chien fou plutôt que d'un vieux élément de chaudière . Tremblotant à moitié, il tendit la main vers le radiateur, s'attendant presque à se faire mordre . Tout semblait bien se passer ? Tout se passait pour le mieux ! Tout allait bien se ...

BANG !

Effaré, il retomba en arrière, atterrissant lourdement sur le sol alors qu'une voiture achevait son tour de l'immeuble en pétaradant . Les yeux écarquillés, grands ouverts, deux prunelles noisette fixant le radiateur d'un air aussi terrifié qu'ahurit, il resta là durant quelques minutes, sans bouger . Tout ce bruit avait réveillé le Mulot . Un bruit d'explosion . C'était un bruit d'explosion pas vrai ? Un bruit d'explosion ... Comme un signe ... Il fallait qu'il sorte d'ici . Sans prendre le temps de s'arrêter plus longtemps sur la question, le rouquin se redressa en vitesse, attrapant son manteau et ses clefs dans la foulée, et se dirigea vers la porte d'entrée dans ce qui ressemblait fort à une tentative de fuite effrénée . Ce ne fut qu'une fois dehors, après s'être éloignée de son immeuble d'une bonne vingtaine de mètres, qu'il reprit enfin ses esprits et commença à se calmer .

Le voilà dehors . Il écarte vite l'option consistant à effacer ce coup de folie d'un revers de manche pour rentrer chez lui, considérant avec raison que la chose risque fort de se reproduire aussitôt revenu dans l'appartement . Le voilà dehors . Autant prendre avantage de la situation pour s'aérer un peu la tête et l'esprit .

Il marche, lentement, sans vraiment savoir où aller, faisant de son mieux pour ne pas prêter attention à son environnement tout en ayant l'air naturel . Cela représente, vous en êtes sans doute conscient, un exercice fort compliqué, mais dans lequel il a fini par exceller après des années de pratique . Bientôt, il arrive en vue du parc, et ne peut qu'y entrer, fixant toujours ses chaussures avec adoration . Ce sont de belles chaussures après tout, vous savez : une belle teinte de brun, tout en cuir poli, d'apparence chères et élégantes . Et puis, s'il y a une chose dont il ne doutera sans doute jamais, ce sont bien ses chaussures . Se faire attaquer par une paire de pompes, vous imaginez ? Oui . L'idée est beaucoup trop ridicule, même pour lui . Il place ainsi une confiance aveugle en ses chers godillots . À vrai dire, il prend tellement soin à ne pas regarder où il va qu'il finit par rentrer dans un autre passant . Vraiment . Et alors qu'il trébuche à demi, tentant bien que mal de prendre contenance, déjà nerveux à l'idée d'avoir à faire face à la colère de celui qu'il a bien malencontreusement bousculé, voilà qu'il se dit que, vraiment, cette veste-ci lui dit quelque chose . Tout comme la tête qui lui est attachée d'ailleurs, coiffée d'un couvre-chef bicolore et de ces horribles lunettes de soleil fantaisistes .

« Ah . Hum . Je ... D-désolé . »

Ah indeed .
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Steven Wright
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MessageSujet: Re: | Pause. Je cherche juste le bouton pause. | Lily   Jeu 22 Déc - 17:59



    Steven prit bien son temps pour aller jusqu'au parc, marchant d'un pas trainant et flegmatique. Parfois, des personnes se retournaient sur son passage. Parfois, ils l'ignoraient. Bref, comme une personne normale avec des lunettes étranges. D'ailleurs, il se demandait toujours pourquoi il les gardait, ces lunettes, quand il songeait au fait que chacun de ces regard lui glaçait le sang et réveillait en lui des peurs primaires, animales. La peur de ces regards. La peur des corps qui allaient avec ces regards, la peur de...

    ... Calme toi. Calme toi. Il avait appris, ou cru apprendre, que son colocataire devait toujours refréner la peur de sa part animale, chose peu étonnante de la part d'un mulot. Mais pour Steve, c'était l'inverse : c'était sa part roublarde et renardesque qui l'intimer de toujours continuer de l'avant. Lui n'avait pas le caractère assez noir et mauvais pour survivre dans ce monde ; tout ce qu'il voulait et avait toujours voulu c'était un coin tranquille pour se poser. Comme un parc, par exemple. D'ailleurs, ce dernier était maintenant visible, enfin l'entrée était vaguement visible au loin. Il hâta légèrement le pas, et passa le portail de fer forgé qui en marquait l'entrée. Il passa la main sur les barreaux, avec la mauvaise impression, non pas de se libérer, mais de s'enfermer au contraire, de s'enfermer dans un paradis doré, mais dans une cage quand même. Une cage dont les barreaux étaient fait de poils et d'un âme de renard, des barreaux contre la liberté. Parce que le fait d'être animal donnait de fortes envies de liberté, liberté impossible réellement dans une ville comme ça.

    Impossible ? Pourquoi se créer des barreaux, il y en a bien assez comme ça ! Steven soupira, se passa la main dans les cheveux, avant de s'avancer entre les bancs. Bien sûr, le parc n'était pas vide, au contraire : de nombreux passants se pressaient sur les places libres, les plus flegmatiques se laissaient tomber par terre pour profiter de l'herbe assez ben entretenue, quelques uns étaient même perchés en haut des arbres. C'était interdit, bien sûr, mais qui allait les faire descendre ? Ce parc était un petit ilot de liberté. Des airs de folks traversaient l'espace vert, partant du kiosque. Quelques couples trainaillant dans les parages. Non, rien de nouveau, rien ne changeait par rapport à d'habitude. Et lui, il aimait bien cet endroit, définitivement. Il laissa son sac tomber au sol avec la vague idée d'aller s'asseoir dans un coin pour lire un livre, quand quelqu'un lui rentra dedans.

    Bong.

      « Ah . Hum . Je ... D-désolé . »

    Oui, évidemment. QUI D'AUTRE pouvait lui foncer dedans, sincèrement ? Qui d'autre, je vous le demande. Lily, of course. Qui titube, manque de choir. Steve lui attrape le bras et le remet sur pied, soupire. Décidément. Il ne trouverait pas le calme aujourd'hui, et comme on dit, deal with it. Néanmoins, il se demandait comment il avait eu le courage de sortir de l'appartement. Après tout, dehors, les gens, les voitures... Parfois il voulait aller quelque part, regardait par la fenêtre, et se rasseyait sur son lit, sans un mot, trop effrayé pour sortir. Steve était souvent exaspéré par ses crises de terreur, mais bon. Lui même ne pouvait rien dire. Lui, musicien raté ayant peur du regard des gens.

      « Tu allais où, comme ça ? Pas peur de te faire manger ? »

    Mais non, qu'allez vous imaginer, c'est gentil hein. Après tout, les renards ne mulotent pas, n'est-ce pas ? Steven lui frappa amicalement le bras avant de l'attraper et de l'emmener s'asseoir sur l'herbe, comme on le fait avec un jeune gamin dont on a la garde. D'ailleurs, c'est un peu l'impression qu'il avait, à chaque fois qu'ils se trimballaient ensemble. Il lui appuya sur les épaules et le fit s'asseoir par terre, près d'un tronc d'arbre, avant de s'asseoir juste à côté et d'ouvrir son sac. Il en sortit le bouquin qu'il avait apporté pour lire et le lui fourra entre les pattes. Ouai. Comme à un gamin. Ou à une gamine, hein, si on la regarde pas de trop près. De son côté, il abaissa légèrement le chapeau sur ses yeux et bascula la tête en arrière pour se reposer un peu, décompresser. Sauf que, ben, le monde ne voulait pas qu'il décompresse, ou quelque chose comme ça.

      « Tu la partages, ta copine ? »

    ...
    ...

    ...

    Que voulez vous que je réponde à ça, sincèrement ? Steven commença à soupirer puis fut pris d'un rire qui se transforma en éclat de rire incontrôlable. Il finit par tousser et se relever hâtivement pour ne pas s'étouffer. Mais, toujours, son rire se faisait entendre, presque des sanglots tant il essayait de se retenir. Bon, d'accord, ce n'était pas la première fois (et sûrement pas la dernière) que Lily se faisait prendre pour une femme. Ni même qu'ils passaient pour un couple, à vrai dire. Mais ça avait quelque chose de... Comique, dans ce parc. Dans la façon dont les... Les trois lascars les avaient abordés. Ce qui était moins Funny, c'était qu'ils étaient trois et sûrs de leur force. On exclut tout de suite les mulots de la bataille, il ne reste qu'un renard effrayé. Disons que s'ils ne s'en sortaient pas rapidement ça risquait de devenir dangereux. Surtout que, croyant qu'il se foutait de leur gueule (ce qui n'était fondamentalement pas faux), une des trois personne s'avança d'un pas, la mine sombre, le poing serré. Comme quoi, même dans un parc, tout peut arriver.

      « Quoi ? Tu te fous de moi ? »

    Et Steven ne savait absolument pas quoi répondre. troublé, un grand sourire factice aux lèvres, il se passa de nouveau la main dans les cheveux.

    Merde.

    [Comment ça, ça fait cliché ? :face: Je te laisse envenimer la situation, petite grenouille 8D]
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